La thèse de Whorf évoquée généralement sous le nom de « Hypothèse Sapir-Whorf » soutient que la forme d’une langue, forme donnée par ses structures lexicales et grammaticales, détermine la forme du monde, c'est-à-dire la façon dont l’individu se représente le monde. Ce processus inconscient serait déterminé par l’isomorphisme du mode linguistique et du mode de pensée. Nous penserions à travers les structures de la langue de la même manière que nous pouvons voir le monde selon la coloration des verres de lunettes.
La citation suivante illustre la pensée de Whorf : « Chaque langue est un vaste système de structures, différent de celui des autres langues, dans lequel sont ordonnées culturellement les formes et les catégories par lesquelles l'individu non seulement communique mais aussi analyse la nature, aperçoit ou néglige tel ou tel type de phénomènes et de relations, dans lesquelles il coule sa façon de raisonner, et par lesquelles il construit l'édifice de sa connaissance du monde [...]. Nous disséquons la nature suivant des lignes tracées d'avance par nos langues maternelles. » Cette hypothèse, certains en distinguent une version forte et une version faible.


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