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Ethnopsychanalyse

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29/11/14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

























































 

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mais cette page peut aussi se lire comme telle.

Mars 2011. Nous venons d'annoncer la cessation de notre activité de consultation. Nous maintenons le contenu de cette page pour laisser une trace d'une expérience humaine et clinique de plus de 15 ans. Pour en savoir plus.


Vos questions les plus fréquentes.

- Vos consultations sont-elles gratuites ? - Pierre N., éducateur, Marmande

Oui, nous sommes une association sans but lucratif fonctionnant avec des subventions publiques – Conseil général de la Gironde – Contrat Urbain de Cohésion Sociale – Programme Local de Citoyenneté (ville de Lormont) – et les revenus des formations que nous dispensons. Bien sûr, nos interventions dans le cadre de formations ou de médiations avec des organismes indépendants sont quant à elles payantes.

- Est-ce que l'aspect collectif de vos consultations est gênant pour les patients ? - Serge B., psychologue, Bordeaux

Il y a deux éléments de réponse. Premièrement, le collectif ne concerne que nous-mêmes. Chaque cas est traitée individuellement. Si une personne vient accompagnée (famille - médecin - travailleur social - infirmier - psychologue etc.), il s'agit alors d'un choix entre ce consultant et ses accompagnants. Deuxièmement, le fait que nous soyons en groupe (thérapeute principal - médiateurs culturels - co-thérapeutes) est un élément fondamental du dispositif car d'une part, il répond  à certaines attentes culturelles - dans de nombreuses sociétés la maladie ou l'infortune ne concernent pas une seule personne - et, d'autre part le groupe constitue un contenant, un espace intermédiaire (nous sommes nous-mêmes pluriculturels), espace créant un espace interculturel favorable à l'expression et à la prise en compte des facteurs culturels.

- Je suis étudiante et je fais un mémoire sur ..., pouvez-vous m'envoyer de la documentation et de la bibliographie ? - Emilie, étudiante, Marseille

C'est sympathique mais nous n'avons pas les moyens matériels ni le temps disponible pour répondre à cette sorte de demandes, lesquelles sont quasiment quotidiennes. Rappelez-vous que nous sommes une association de bénévoles. Cela dit, il serait étonnant que vous ne trouviez pas des "pistes" soit dans notre bibliographie générale, soit dans les bibliographies, références, notes propres à chacun des thèmes que nous avons abordés. "Fouillez" bien à partir de la page sommaire Ethnopsychanalyse et n'oubliez pas d'utiliser aussi les moteurs de recherche interne avec les mots clés de votre interrogation.

- Comment fait-on pour devenir ethnopsychiatre ou ethnopsychanalyste ? Y a-t-il des études spécifiques ? - Julie A., étudiante, Paris

Dans les deux cas, il ne s'agit pas de "métier" au sens où l'on entend généralement ce mot. Ethnopsychiatrie et ethnopsychanalyse n'existent pas actuellement dans le sens de disciplines reconnues et autonomes avec des contours précis mais l'on peut penser que les divers Diplômes Universitaires proposés déjà depuis plusieurs années - voir dans notre page Liens et formations - constituent des compléments nécessaires. Dans la plupart des cas concrets il s'agit de personnes ayant une formation de psychologue ou de psychiatre, ayant souvent suivi en parallèle des études d'ethnologie mais dans tous les cas, ce sont des personnes ayant une expérience psychanalytique personnelle.
Cela étant dit, il faut distinguer (bien que la réalité soit plus complexe et moins évidente) entre ethnopsychanalyse comme pratique et théorie liée à des consultations spécialisées (types Centre G. Devereux, Marie Rose Moro à l'hôpital d'Avicenne (Bobigny), nous-mêmes), ethnopsychanalyse comme "étiquette" d'une tendance ethnologique particulière (exemple, les travaux de Pradelle de la Tour dont son célèbre ouvrage, Ethnopsychanalyse en pays bamiléké), anthropologie psychanalytique (exemples les travaux de Bernard Juillerat ou Patrice Bidou). Vous trouverez les références de ces auteurs dans notre bibliographie générale.
Dans ces derniers cas, il s'agit avant tout d'ethnologues classiques qui se sont tournés vers la psychanalyse comme courant de pensée. Vous aurez remarqué que l'expérience psychanalytique paraît nécessaire.

- L'ethnopsychanalyse est-elle obligatoire pour tous les malades d'origine étrangère ? - Chantal A., assistante sociale, Agen

Pas du tout !! Les personnes qui trouvent de la compréhension, de la compétence, des réponses à leurs difficultés dans les systèmes de soins ou sociaux classiques n'ont pas besoin de nous. De plus, il existe des approches et des pratiques interculturelles qui peuvent répondre à la plupart des problèmes. Lisez cependant notre page Pourquoi cette approche pour une réponse plus développée.

- N'est-ce pas du racisme ou de la discrimination de ne pas traiter les étrangers comme les français ? - Dr Yves R., psychiatre, Paris

Quelques personnes le pensent, quelquefois même des spécialistes. L'idéologie française régnante se targue en effet d'un universalisme généreux et cela, grosso modo, depuis la Révolution. Cet universalisme n'a pas empêché l'esclavage, la colonisation, les guerres, les camps de rapatriés, la xénophobie, les expulsions d'étrangers dont souvent les parents avaient défendu la France. L'exclusion sociale et économique de la plupart des enfants de migrants continue. Dans tout cela, où sont l'égalité et la fraternité ? Plus précisément : beaucoup de "psy" critiquent ces approches, là aussi souvent au nom d'un Sujet universel. Si les représentations culturelles de leurs patients leurs sont familières, si ils en connaissent les langues ou bien si ils perçoivent télépathiquement les pensées, si ils sont sûrs de l'efficacité de leurs dispositifs d'accueil ou si ils pensent que les migrants doivent perdre leurs singularités en se fondant dans la masse ... alors, ils ont raison !
Cela dit, j'en connais qui travaillent dans des services dans lesquels des patients ne parlant pas français n'ont pas été entendus pendant plusieurs mois dans leurs langues maternelles alors que les mêmes psy font des gargarismes de Signifiants dans les séminaires et les colloques. Bien sûr, ce n'est pas à vous que cela s'adresse ! ;-) Merci de votre question qui permet d'exprimer des non-dits.

- Pourquoi appeler cela ethnopsychanalyse ? N'est-ce pas simplement de la psychanalyse adaptée ou récupérée ou de la psychothérapie d'inspiration psychanalytique ? ou, enfin vous comprenez... - Pierre S., sociologue, Lilles

Je ne sais pas si j'entends tout de votre question mais en supposant ... Effectivement le nom nous pose quelques soucis. Vous pouvez d'ailleurs en avoir un aperçu dans notre page Vers une définition ?. Le fait est que nous nous référons à l'œuvre de Georges Devereux, inventeur du mot, et notamment à l'un de ses concepts-clés, le complémentarisme. Le dispositif même de notre consultation - groupe, médiateurs, usage des représentations culturelles et référence à la théorie psychanalytique - est fondé sur l'application de ce principe. Depuis sa création la psychanalyse est au moins trois "choses" : une méthode thérapeutique (la cure), une théorie psychologique, une méthode d'investigation. Nous ne prétendons pas proposer une cure aménagée ; nous pensons seulement que le passage dans notre consultation permettra au patient (et à ceux qui le suivent déjà) de trouver quelques repères, de mettre "en travail" quelque chose qui pourra éventuellement être poursuivie ailleurs et, sans tomber dans le pathos, d'être mieux accueilli dans le respect de ses représentations culturelles, de sa langue, de la spécificité de sa migration ou de son exil.
Bien entendu la théorie psychanalytique n'est pas réservée aux psychismes de ceux qui font une cure-type et en ce sens, elle est présente dans nos têtes pour comprendre et interpréter ce qui nous est dit. L'appellation d'ethnopsychanalyse devrait donc s'entendre, à peu près, ainsi, c'est à dire comme un lieu de passage transitionnel entre ce qui relève de la singularité d'un sujet et ce qui relève d'un monde culturel qu'il vient de quitter (ou dont ses parents ne lui ont pas parlé), un lieu de passage entre ses attentes et ce que proposent les lieux de soins communs.
Vous êtes sociologue, vous pouvez donc aussi mesurer l'importance du mot dans sa visibilité sociale, non pas tant pour les patients que pour les professionnels (assistantes sociales - foyers d'hébergement - psychologues scolaires - médecins - éducateurs etc.) qui nous les adressent ou les accompagnent.


Qui était Géza Róheim ?

Ethnologue et psychanalyste, Géza Róheim est né le 12 septembre 1891 à Budapest. Il est décédé en 1953 à New-York laissant une œuvre située dans l'articulation entre le psychisme et la culture constituant ainsi une partie essentielle de l'anthropologie psychanalytique. retour  


Pourquoi proposer une approche spécifique ?

Cliquez sur Ethnopsychanalyse ou retrouvez plus tard ce lien.


Comment se passe une consultation ?

La consultation est assurée par une équipe pluridisciplinaire et pluriculturelle composée de professionnels et de médiateurs-interprètes spécialement formés à cette pratique. Les consultants ont la possibilité de venir seuls, en famille ou avec des personnes intervenant déjà auprès d'eux (assistantes sociales - médecins - éducateurs - infirmiers etc.). Les consultants peuvent parler dans leur langue maternelle. retour


Qu'est-ce que la médiation interculturelle ?

Les difficultés de la migration sont généralement liées à la rencontre des représentations culturelles avec celles du pays d'accueil comme la grossesse, la naissance, l'éducation, la place des hommes et des femmes, le mariage, les croyances, les funérailles etc. La médiation interculturelle, c'est donner aux personnes la possibilité de parler dans leur langue maternelle de ces événements tels qu'ils sont vécus chez eux à l'origine, ici ou dans d'autres cultures encore. retour


Existe-t-il des difficultés ou des maladies spécifiques à la migration ?

Le projet et la trajectoire migratoires sont déterminantes. Les motifs économiques, les guerres, les violences d'Etat, l'immigration désirée n'impliquent pas les mêmes difficultés mais la question du déracinement reste centrale. La souffrance est universelle mais les façons de l'exprimer sont variables. On n'est pas triste au Congo comme en France et c'est autre chose encore que d'être un africain triste en exil. Et surtout, on n'aborde pas la maladie, l'infortune ou le malheur de la même manière en Turquie, au Laos, au Maroc, au Sénégal etc.


Acculturation. Ce terme désigne l'ensemble des phénomènes et processus résultant des contacts entre deux (ou plus) groupes culturels. Ces contacts ne sont pas seulement le fait des migrations humaines, ils peuvent être aussi produits par les moyens de communication modernes. Contrairement à une opinion commune, ce terme est neutre dans le champ scientifique. Ces processus se définissent généralement à l'intérieur de quatre catégories principales : l'assimilation, l'intégration, l'isolation, la marginalisation. - - retour


Devereux Georges. Anthropologue et Psychanalyste d'origine hongroise (Lugoj, 1908 - Paris 1985). Fondateur de l'ethnopsychiatrie. Il a appliqué le principe de complémentarité issu de la physique (Niels Bohr) aux sciences humaines. Par exemple un phénomène comme la possession pourra être analysé psychologiquement et sociologiquement. -  retour
Voir aussi 

Ethnopsychanalyse - ethnopsychiatrie. Selon que l'on se réfère au pôle psychiatrique, au pôle anthropologique ou à une pratique issue de ces travaux, l'ethnopsychiatrie peut être l'étude des désordres psychiques en fonction des groupes culturels, l'étude des manières dont les cultures se représentent les maladies et les malheurs, une pratique de soins qui se fonde sur les savoirs précédents et qui a élaboré une méthodologie et des procédures spécifiques. L'ethnopsychanalyse en propose aussi une théorisation particulière. en savoir plus


Freud Sigmund. Médecin autrichien (Freiberg (Moravie) 1856 - Londres 1939). Fondateur de la psychanalyse qui est une méthode thérapeutique des troubles psychiques, une théorie du psychisme et de son fonctionnement, une méthode d'analyse de certaines productions humaines (rêves - mythes - religions - cultures - œuvres d'art etc.). retour


Représentation culturelle. Nous nous représentons le monde, les événements de la vie, la manière de vivre en société, nos comportements quotidiens au travers de représentations qui nous sont données (et souvent imposées) par notre culture. Ces représentations nous aident à donner du sens à notre vie, à assumer nos désirs et nos craintes dans un éventail de normes, de valeurs et de conduites conscientes et inconscientes. Ces représentations sont vivantes et soumises aux changements même si chaque culture en possède des organisations plus ou moins stables.   retour